A regarder, écouter et pratiquer !

Le changement est un sujet d’actualité pour toutes les entreprises et un enjeu majeur pour tous les dirigeants et managers.

Qu’il s’agisse de grands bouleversements comme la fusion de plusieurs entités, la mise en oeuvre d’un nouveau SI, ou bien de changements à l’échelle d’une équipe comme la mise en place de nouveaux modes de travail, « le secret de la réussite du changement repose sur la focalisation des énergies à créer du nouveau plutôt qu’à se battre contre l’ancien ». D’après Dan Millman dans Le Guerrier Pacifique, 1980.

L’énergie positive, concentrée sur ce que nous voulons obtenir, est un moteur puissant pour un changement réussi. La question qui se pose est comment, de façon opérationnelle, insuffler cette énergie positive?

Nos différentes missions dans des contextes de changements variés ont forgé nos convictions et nous ont amené à définir 4 principes d’action permettant aux entreprises de se transformer en profondeur, durablement et avec l’engagement de leurs collaborateurs:

– Savoir où l’on va et pourquoi on y va : 70,4 % des salariés pensent que c’est un impératif (1). Communiquer sur le sens est primordial pour engager et motiver le management et les collaborateurs

– Travailler en équipe dans la direction fixée par le management. Favoriser le travail collaboratif pour apprendre les uns des autres : 70 % des connaissances professionnelles des actifs viennent en effet de leurs collègues (2)

– Avancer par petits pas mais de façon continue. Le changement doit être accessible et produire des résultats observables à court terme. Les résultats obtenus doivent être valorisés spécifiquement afin d’encourager la pérennisation des efforts

– 78 % des salariés considèrent que le changement est nécessaire (1). Le changement, au-delà d’être une nécessité, est donc aussi une formidable opportunité d’engager ses collaborateurs en les rendant acteurs du projet et autonomes. Encouragés à prendre des risques pour essayer de nouvelles idées ou de nouvelles façons de travailler, les collaborateurs sont le moteur de la transformation

Un changement réussi, vécu par les équipes comme une aventure collective positive peut impacter profondément la culture d’entreprise en insufflant un état d’esprit  » c’est possible » et en créant un climat de confiance inter hiérarchique

(1) Ifop, Baromètre 2016 sur l’accompagnement humain du changement, (2) Sodexo, Rapport mondial 2017 sur les tendances au travail

Souvent je dois répondre à la question «Et vous vous êtes expert de quoi ?», les réponses attendues sont souvent pré-formatées et donc dénuées de sens. Essayons de traduire :

  • Expert de « La performance des entreprises »
    Traduction : expert du management des indicateurs de l’entreprise
  • Expert de « La conduite du changement »
    Traduction : Si ce n’est pas une reconduite des collaborateurs à la frontière de l’entreprise, oui
  • Expert de « Le management par les coûts »
    Traduction : c’est une reconduite à la frontière de l’entreprise !
  • Expert de « L’optimisation des ressources humaines »
    Traduction : tout est dit
  • Expert de « L’accompagnement technologique, le digital à tous les étages »
    Traduction : le disruptif donc, avec tout ce que cela implique comme souffrance pour ceux dont on dit « qu’ils ne sont plus à même de comprendre les nouvelles technologies »

C’est tellement évidement que l’on n’en parle plus : moi, je suis expert de la conduite des « gens » dans l’entreprise. Et bien oui, on oublie vite que l’entreprise est faite « d’humains », c’est comme pour votre amour envers vos proches, c’est tellement évidement que vous ne leurs dites plus, c’est tellement évidement que vous ne leurs prêter plus de petites attentions, c’est tellement évidement que vous ne vous souciez plus de leurs envies, de leurs attentes, de leurs demandes, de leurs motivations intrinsèques à rester avec vous en dehors d’un certain confort du quotidien.
Je crois que si l’on s’occupe des gens, les gens s’occuperont de la créativité, de leur performance au travail et surtout de vos clients : comme auprès nos proches, la transitivité des sentiments n’est plus à démontrer !


Comment cela se traduit sur le terrain ? Eh bien, comme tous les cerveaux se valent et que ce sont ceux qui font qui savent, inversons la pyramide :

  1. les meilleures idées viennent du terrain, offrons-leurs un moment de liberté pour qu’elle s’expriment
  2. on n’avance pas dans un tunnel de problèmes, plaçons des éclairages de sorties orientée solutions
  3. on ne fait pas un marathon sans entrainement, formez-les et formez-les encore
  4. on ne fait pas l’ascension du sommet du Mont Blanc sans guide, donnons-leurs des guides de haute confiance

Je sais, vous vous dites «  encore un qui croit aux bisounours », mais je ne crois pas au management « voldemort » où l’on ne doit pas prononcer le nom des dirigeants dans les couloirs de l’entreprise… Entre les 2, il y a la majorité de vos collaborateurs, l’entreprise avec « des gens ». Ils sont «la vie au travail», occupez-vous d’eux d’abord et ils s’occuperont de votre entreprise.

Ce que j’aime dans mon métier de consultant-formateur, c’est la possibilité de se réinventer chaque jour pour prendre du plaisir sur des sujets que je connais par cœur et qui pourraient très facilement se transformer en formation routinière fastidieuse.
La dernière expérience que j’ai faite en termes d’animation a été un véritable succès auprès des participants et un vrai plaisir partagé avec mon co-équipier consultant formateur.


Nous avions chacun un groupe de 10 managers et le même sujet à traiter : l’animation de rituels managériaux.
Ce type de formation n’est efficace que par le partage d’expérience, les mises en situation et le regard en miroir de ses pairs mais au bout de 3 jeux de rôles qui mettent en situation le fameux trinôme manager, managé et observateur, tout le monde fini par s’ennuyer, le formateur y compris.
Pour provoquer des ruptures de rythme et multiplier les échanges, nous avons d’une part scénarisé une journée type :

Et d’autre part, mixé nos 2 groupes à chaque séquence de mise en situation par une judicieuse redistribution des rôles.

Finalement, chaque participant a bénéficié du retour d’expérience de 19 de ses pairs au lieu de 9 et de celui de 2 consultants.

La puissance de ce mode d’animation est la dynamique créée mais ceci implique que les 2 animateurs aient la même maitrise du sujet, instaurent le même type de relationnel avec les participants et se soient suffisamment bien préparés pour être synchrones.
Si vous avez la chance d’avoir un tel complice avec qui travailler, vous remporterez très certainement un grand succès auprès de votre public qui saluera en fin de formation la richesse des échanges, l’interactivité et votre dynamisme.

Hier je déjeunais à la cantine chez l’un de mes clients. A la table juste à coté un homme et une femme parlaient de leur matinée.

Discussion que j’ai déjà, malheureusement entendu, sous une forme ou une autre, plusieurs fois.Lorsque j’ai eu mes premières responsabilité de management j’ai eu cette tentation de faire à la place. Après tout si j’avais été choisi pour manager c’est que j’étais le meilleur !? Mes convictions sont maintenant claires :

Que c’est bon d’entendre « scratch » dans la salle projet et sentir le post-it se perforer entre vos doigts pour signaler qu’une de vos actions de la journée est « Terminée » ! Quelle force ! Vos collègues vont mêmes jusqu’à vous applaudir !?Mais pourquoi diable on ressent plus de plaisir à ce moment là que lorsqu’on coche la case comme « fait » sous son tableur Excel, suivi d’un Mail à toute l’équipe projet… ?La réponse est dans la question, parce que nous sommes des humains…les outils et le management aussi.

Une formation sans slide, c’est possible….j’ai testé et j’aimerai en convaincre tous les clients qui évalue la richesse du contenu d’une formation au nombre de slides du PowerPoint.

Non seulement c’est possible mais c’est gagnant-gagnant, aussi bien pour les participants que pour l’animateur.

L’animateur doit maîtriser le sujet sur le bout des doigts, puisqu’il n’y a pas de parachute.

En conclusion, si vous êtes un formateur novice ou occasionnel, n’imaginez pas que cela demande moins de travail et si vous êtes un formateur confirmé, on reconnaitra dans ce mode d’animation votre professionnalisme.